Parc de singes a Teyran

Suite aux actions de TNV et, surtout de l’association « La Garrigue au Coeur », le projet de parc de singes à Teyran a été abandonné. Le coup fatal a été porté par l’enquête publique de mai-juin qui s’est terminée par un avis négatif du Commissaire Enquêteur. On trouvera sur la page « Mémoire TNV contre le parc de singes » la contribution essentielle de TNV à cette enquête publique. Le maire de Teyran et les promoteurs du parc de singes ont justifié leur abandon dans le tract « Communiqué de Presse : la fin du Royaume des Singes… » qui est d’une méchanceté et d’une malhonnêteté  intellectuelle étonnante.

Nous laissons dans cette page quelques uns des textes qui parurent dès le début du projet de parc de singes pour mémoire…

 

Suit un compte-rendu de la réunion publique du 16 septembre 2010 organisé par la mairie. On trouvera ensuite trois lettres de Jean Louis Hartenberger, spécialiste des mammifères internationalement connu, aux autorités locales. Suit un compte-rendu de la réunion de concertation du 08 sept 09 TNV-promoteurs du parc (ce compte-rendu a été rédigé par TNV sans demander l’avis contradictoire de ses interlocuteurs). On y trouvera  ensuite la lettre que TNV avait envoyée à tous les conseillers municipaux dès que nous avions pris connaissance du projet en mai 09. Enfin on y trouve des extraits des messages envoyés à TNV à ce sujet (tous sauf un sont défavorables au projet initial ; nous les avons expurgés des propos injurieux …).

 

 

REUNION PUBLIQUE DU 16 SEPTEMBRE 2010

Le jeudi 16 septembre la municipalité organisait une réunion pour présenter le projet de parc de singes. Après une présentation rapide, notre maire a laissé la parole à M. Trichard, le promoteur du projet, qui nous a expliqué la genèse de son projet, le projet lui-même et l’état d’avancement du parcours administratif qu’il subit. La fin de la réunion devait être consacrée aux questions du public.

Sur le projet : c’est essentiellement celui que l’on trouve sur le site de la mairie depuis près d’un an. Il a belle allure avec un accent très appuyé sur tout ce qui est « développement durable ».

A la relecture, cette présentation nous semble tenir plus de la publicité que de la vérité sur plusieurs points.

Par exemple, on y retrouve, comme motivation première, le couplet qui figure dans les publicités des autres parcs de ce type : le trafic des bébés singes magots du Magreb vers l’Europe (et surtout la France) engendre la disparition de ces singes de leur milieu naturel ; une fois adultes ces singes peuvent devenir agressifs et leurs propriétaires illégaux cherchent à s’en débarrasser ; pour éviter leur euthanasie, on a besoin de parcs pour les accueillir et celui de Teyran servirait essentiellement à ça. Notre parc de singes permettrait donc la survie de ces animaux en voie de disparition.

Les scientifiques spécialistes de ces domaines sont beaucoup plus circonspects : « ouvrir un zoo de tels animaux revient à réduire la population sauvage. » (voir les trois copies de lettres qui suivent) Il est évident que l’ouverture d’un tel parc serait plutôt un encouragement au trafic (on peut s’y débarrasser de ces animaux). Les actions de protection sont à développer à la source, au Maroc ou en Algérie. Certaines associations comme SOS-magots s’étaient données comme objectif de réintroduire ces animaux dans ces pays. A notre connaissance, huit ans plus tard, ces actions n’ont pas encore été mises en place ; la raison principale étant visiblement que les autochtones n’y sont clairement pas favorables. Les deux autres parcs français de singes magots (Kinsheim et Rocamadour) prétendent tous les deux dans leurs publicités qu’ils sont arrivés à réintroduire 600 magots : on ne trouve nulle part les traces de telles réintroductions sur les sites internet consacrés à ces singes ; avons nous insuffisamment cherché ? Alors que dans les premiers projets de parc de singes à Teyran on s’engageait à réintroduire les singes à la troisième génération, il n’est plus question que de « réintroduction, si possible ».

Autre abandon : alors que l’on laissait entendre qu’il n’y aurait pas de connexion au réseau EDF ni au réseau d’eau potable pour des raisons de développement durable, on a compris, au cours des questions, que ce n’était plus le cas…

On peut aussi ouvrir une rubrique « on nous dit n’importe quoi » :

« Il y aura moins de bruit après qu’avant …le parking pour des centaines de voitures et d’autobus sera invisible…la forêt sera en meilleurs état quand on y aura tracé des chemins de 2,5 m de large avec une pente de 2% (avec quels engins ?)…tous les véhicules arriveront et repartiront par la route départementale de Vendargues, si ça marche on demandera au Conseil Général de l’élargir (au bout de combien d’années ?)…si le parc n’atteint pas son niveau de rentabilité -80000 visiteurs à 10 euros par an- on remettra tout dans l’état initial (les chemins, les parkings, les arbres ?)…»

Le projet est bien présenté mais c’est avant tout une opération à but lucratif.

On nous a aussi communiqué le calendrier des opérations futures :

Enquête publique en octobre 2010, début des travaux sur le terrain en janvier, arrivée des animaux en février ou mars, ouverture au public en avril 2011.

La séance de questions fût très houleuse : dans une salle des Fêtes pleine, tous les intervenants sauf deux (dont une personne de St Clément… ce qui a fait beaucoup rire) étaient opposés au projet de parc de singes à Teyran. Beaucoup ont insisté sur les nuisances dues à la circulation des 200000 visiteurs annuels prévus. D’autres ont essayé en vain de savoir qui allait payer les frais de création des accès : municipalité ou promoteurs du projet ? ….

TNV a rappelé son grief principal : il ne reste guère de zones naturelles boisées ouvertes à tous à Teyran ( l’urbanisation nous approche du côté Jacou … et les incendies au nord). Il faut donc préserver au maximum ce que nous avons. L’opération dont on parle ne va clairement pas dans ce sens : elle privatise une importante zone naturelle pour y créer une activité lucrative. Circonstance aggravante : elle est prévue sur la plus belle zone boisée de Teyran ; les risques de dégâts causés à la nature seraient moins importants si on l’avait placée près de l’entrée sur le LIEN, au nord (l’accès par cet axe aurait limité la circulation dans le village, entre autres). Cette localisation est malheureusement celle prévue pour une zone de carrières (qui a été provisoirement rayée du PLU mais qui pourrait réapparaître bientôt). Il est clair qu’il vaut mieux avoir un parc de singes qu’une carrière à cet endroit, l’idéal étant que l’on n’ait ni l’un ni l’autre !

La fin de la séance a dégénéré en vaines invectives alors que le président de TNV, n’arrivant pas à obtenir la parole, dût s’imposer pour rappeler que, depuis le début nous regrettons que ce dossier ait été préparé en petit comité, sans vraie information préalable, voté à la va-vite au conseil municipal, bref imposé de façon non démocratique. Il a aussi rappelé que les prises de positions publiques de TNV contre la localisation de ce projet et la nouvelle carrière lui ont valu un début de censure, d’être démis de la gestion des jardins partagés et le fait que le maire s’oppose au paiement de la subvention annuelle à TNV (pourtant votée en conseil municipal et qui n’est que de 300 euros).

L’article de Midi Libre paru le mardi 21 septembre 2010  dans la rubrique « autour de Montpellier »  nous  semble bien refléter ce qui s’est passé dans cette réunion.

 

TROIS LETTRES DE J.L. HARTENBERGER AUX AUTORITES :

I :

Jean-Louis Hartenberger

Docteur ès sciences

6 rue du Roc

34 820 Teyran

Teyran le 12 Septembre 2010

Monsieur le Maire de Teyran,

Dans l’impossibilité d’assister à la réunion du 16 septembre sur le projet de développement d’un zoo accueillant des macaques du Maroc sur la commune de Teyran, je souhaite dans ces quelques lignes exposer les deux principales raisons de mon opposition totale à ce projet.

La première a trait aux menaces qui pèsent sur la survie de l’espèce dans son territoire d’origine, le Maroc. Comme exposé très clairement dans un travail de thèse présenté en 2004 à l’université d’Oxford Brookes (voir copie jointe et adresse internet), si la population de macaque de ce pays est aujourd’hui menacée d’extinction, c’est à cause des prélèvements excessifs de jeunes sujets dont elle est victime depuis de nombreuses années. On évalue entre 300 et 450 par an  le nombre d’animaux capturés. Ils alimentent pour la plupart un trafic, bien sûr illégal, vers les pays d’Europe. Les prix sur les marchés locaux varient de 25 à 200 € pour un jeune animal alors qu’ils sont proposés sur le marché européen entre 2000 et 4000 €  voire plus !

L’installation d’un nouveau zoo à Teyran ne peut agir que comme une invite à poursuivre, voire augmenter les captures, et réduire par voie de conséquence la population sauvage estimée aujourd’hui à moins de 9000 spécimens.

L’argument qui consiste à suggérer que le zoo de Teyran  pourrait être une « terre d’accueil » pour les animaux saisis par les douaniers ne tient guère. Les contrôles sont très insuffisants et peu d’animaux saisis. Lorsqu’un animal est saisi, le plus souvent, il est en mauvaise santé (victime de stress). Il doit impérativement être accueilli pour quarantaine dans un lieu spécialisé et agréé où les places sont comptées. Aussi pour toutes ces raisons, le plus souvent les animaux saisis sont euthanasiés.

La deuxième raison  qui m’oppose au projet est que cette année 2010 est l’Année Internationale de la Biodiversité. Et c’est bien mal la célébrer localement que d’envisager un projet qui d’une part va participer inéluctablement à réduire la population d’une espèce en danger d’extinction dans son aire d’origine, d’autre part contribuera à l’introduction de cette même espèce dans un nouveau milieu qu’elle risque d’altérer gravement. Car l’irruption du macaque dans les biotopes méditerranéens n’est pas sans risque, d’autant que nos garrigues et autres espaces boisés ont déjà été fragilisés par d’autres entreprises, comme hélas une actualité récente et brûlante vient de le montrer.

On sait aussi que les macaques dans leur aire d’origine des forêts du Maroc sont très destructeurs : écorçages des arbres, fouissage pour récolter tubercules, champignons et racines. Au point que dans les zoos où ils sont accueillis, il faut fréquemment les transporter d’une aire à une autre pour éviter des dégradations irréparables.

Par ailleurs, n’oublions pas que les macaques, comme nous, sont des Primates, et donc peuvent être réservoirs et transmettre toutes les contagions qui nous affectent.

En espérant par ces arguments vous avoir conduit à réviser vos vues sur l’opportunité de l’installation de ce zoo de macaques sur le territoire de la Commune de Teyran,  trouvez ici Monsieur le Maire l’expression de mes salutations.

(Copie à Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Municipal de Teyran)

Référence du travail  le plus récent sur le commerce illégal des macaques du Maroc :

Els van Lavieren, 2004.- The illegal trade in the Moroccan Barbary macaque (Macaca sylvanus) and the impact on the wild population.

Thesis MSc Primate conservation Oxford Brookes University. In co-operation with Institut Scientifique, Rabat, Morocco.

Consultable à :

http://www.novosite.nl/…/Thesis%20%20Illegal%20trade%20in%20Barbary%20macaques%20-%202004%20-

ou http://www.traffic.org/traffic…/traffic_pub_bulletin_21_3.pdf

ou http://www.traffic.org/home/2008/5/1/monkey-business-threatens-macaques.html

II :

Jean-Louis Hartenberger

Docteur ès sciences

6 rue du Roc

34 820 Teyran

Teyran le 25 Septembre 2010

Monsieur le Maire de Teyran,

La réponse apportée par Monsieur et Madame Trichard à mon courrier du 12 septembre dernier  aux Elus de Teyran et que vous m’avez transmise élude l’essentiel de mon propos.

Aujourd’hui la question posée aux habitants de Teyran que j’y soulevais tient en quelques mots : en contribuant à la promotion d’un zoo de magots sur leur commune, vos concitoyens souhaitent-ils se faire les complices d’une entreprise et d’un processus qui participent à l’extermination de Macaca sylvanus, espèce gravement en danger d’extinction, unique Primate survivant à l’état sauvage en Afrique du Nord.

Tout le reste est accessoire.

Si les spécimens de macaque introduits dans les forêts de la commune détruisent partie de la végétation, il sera possible de trouver des solutions et palliatifs, et il faudra d’ailleurs le faire.

S’ils sont porteurs et transmettent des germes pathogènes, il est dans les moyens de la médecine moderne d’y porter remède, encore que certains portés par le nouveau vecteur qu’est le moustique « tigre » (Aedes albopictus) peuvent s’avérer très difficiles à combattre, sont très nocifs et pourraient faire des victimes.

Mais tous ces problèmes peuvent trouver des solutions et ne sont donc que secondaires.

Il en est un qui est central et auquel on ne pourra pas remédier : la disparition de Macaca sylvanus, victime des commerçants de la vie sauvage qui tirent profit de la surexploitation d’une ressource animale très limitée et à bout de course.

Aucune entreprise humaine ne pourra recréer un nouveau  magot d’Afrique du Nord s’il vient à disparaître.

Autrement dit en cette année 2010 dédiée à la préservation de la Biodiversité, les Teyranais et leur Elus ont à affronter un problème moral  : doivent-ils poursuivre un projet qui participe à la destruction d’une espèce de Primate unique au monde.

Toutes les autres questions sont secondaires.

Veuillez trouver ici l’expression de mes salutations

 

III :

 

Jean-Louis Hartenberger

Docteur ès Sciences

Ancien directeur de recherche émérite du CNRS

6 rue du Roc

34820 Teyran

Teyran le 4 Octobre 2010

Monsieur le Préfet de Région

Préfecture de l’Hérault

Montpellier

Objet : projet de zoo de magots à Teyran

Monsieur le Préfet,

J’ai été mis au courant au cours de l’été 2010 que la Commune de Teyran où je vis, souhaitait, sous l’autorité de son Maire, accueillir un zoo de magots du Maroc. Un espace public communal de plusieurs hectares serait dévolu au projet à des promoteurs privés sous forme de bail emphytéotique. J’ai aussitôt communiqué à Monsieur le Maire et son Conseil Municipal un avis scientifique sur ledit projet dont je vous fais parvenir copie sous ce pli ainsi que la réponse que j’ai reçue.

J’y souligne  brièvement les dangers écologiques et épidémiologiques sous jacents à l’introduction d’une espèce exotique en Europe dans notre milieu méditerranéen. Mais surtout je remarque que l’espèce visée par le projet (Macaca sylvanus) est une espèce en danger d’extinction : des prélèvements excessifs de jeunes sujets commercialisés plus au moins frauduleusement ces dernières années ont compromis la survie de cette espèce sur son territoire d’origine. Macaca sylvanus est aujourd’hui une espèce menacée par ce commerce, et toute nouvelle structure commerciale en Europe ne peut que contribuer à accélérer un processus d’extinction dont l’issue est la disparition à terme de la dernière espèce de Primate sauvage vivant en Afrique du Nord.

Pour souligner les menaces qui pèsent sur cette population, j’ai cru bon de mettre en exergue dans ce courrier adressé aux Élus l’estimation haute que donnent les spécialistes sur le nombre d’individus survivants : 9000 environ. Mais je dois vous dire que l’estimation basse par les mêmes spécialistes  est beaucoup plus pessimiste : moins de 3000 individus survivraient aujourd’hui selon les plus récents comptages dans l’Atlas marocain !

Le danger de voir s’éteindre cette espèce est donc très réel.

Le but de ma démarche aujourd’hui auprès de vous est de vous alerter sur les dangers de ce projet d’exploitation à des fins commerciales de ce zoo de magots qui compromet la survie d’une espèce sauvage de Primate exceptionnelle et très menacée, et qu’aucune entreprise humaine ne pourra jamais recréer si elle vient à disparaître.

Rappelons nous qu’est célébrée dans le même temps au plan international « 2010, Année de la Biodiversité » !

Veuillez trouver ici Monsieur le Préfet l’expression de mes sentiments dévoués.

COMPTE-RENDU SUCCINCT DE L’ENTREVUE DU 8 SEPTEMBRE 2009 AVEC LE MAIRE, MADAME ET MONSIEUR TRICHARD

 

 

TNV est représentée par M. Mirès, P. Combes et JP Dufour

Présentation de M. Trichard (3 entreprises et 5 enfants …).
Mme Trichard serait la directrice du parc de singes.

Nous rappelons que nous déplorons que cette zone boisée soit privatisée. On parle des autres possibilités sur Teyran :- au-delà du LIEN (Montbeyre) : c’est trop petit et grevé par les contraintes liées à l’archéologie et à l’aqueduc de Castries
– dans la zone en-deçà du LIEN plus au Nord (au delà du Plan d’Ailas) : c’est impossible car le PLU y prévoit une carrière !

L’une de nos critiques portait sur la position du parking et de l’entrée grand public. Le maire nous annonce que l’on a un nouveau projet qui déplace ce parking  et  l’entrée au niveau de la zone occupée par les taureaux de M. Vellas.

Description du projet : origine en 92 à la suite de la visite de la Montagne des Singes dans les Vosges… Les ressources de M. Trichard lui permettent de financer ce projet… Les Trichard sont membres de SOS Magot et même sa présidente (Elise Goyon ?) serait «capacitaire» du Parc. Ils se déclarent passionnés par ces animaux et ont des contacts avec tous les primatologues de France (en particulier au Zoo de Montpellier). Ce parc serait surtout destiné à la récupération et la rééducation des magots issus de saisie. On manque de place en France pour ces animaux. Après 3 générations on envisagerait de tenter une réintroduction au Maroc. Cela implique que ces magots soient élevés sans contact direct avec les visiteurs. On soulève les problèmes de réintégration au Maroc (une partie de la population n’en veut plus)… SOS magots tente de faire changer les mentalités au Maroc.
Les Trichard affichent que développement durable et écologie sont au cœur de leurs préoccupations… jusqu’à nettoyer les cages des singes avec des produits à sec pour ne pas déverser l’eau dans la nature (le traitement des eaux usées n’est pas prévu). L’eau du Bas Rhône sera néanmoins amenée… et filtrée!

Pourquoi Teyran ? : Attachement à la région, zone boisée, accessible, proche de Montpellier, accueil enthousiaste de la majorité municipale …Les différentes administrations (ONF…) ont donné des accords verbaux.

Impact environnemental : on le minimise, voir dossier site de la mairie… On «revégétalisera» une bonne partie des abords de la barrière (ce qui interdira entre autres de voir les singes de l’extérieur). Le grilles de protection seront quand même importantes : 2m de haut avec une partie glissante au-dessus.

Ce n’est tout de même pas une opération à but non lucratif (on espère qu’elle sera en équilibre financier) mais en cas d’échec on a prévu la remise des lieux à leur état initial (garantie financière déposée).

LES IMPRESSIONS DES REPRESENTANTS DE TNV : Les Trichard sont très convaincants et leur projet semble intéressant à plus d’un titre. Le fait de changer entrée et stationnement de place rend caduques certaines des critiques. Il reste que la création de ce parc consomme beaucoup d’espace de nature et, peut-être, la plus belle zone boisée de Teyran ; c’est d’autant plus grave que le maire nous a confirmé la disparition future probable d’un autre important espace de nature : celui destiné à une carrière entre le LIEN et le plan d’Ailas*. Une réflexion : cette possibilité de carrière semble être une des contraintes (indirecte ?) de notre appartenance à la Communauté de Communes du Pic Saint Loup ; cette communauté ne manque pas d’espaces naturels près du Pic, elle ne craint donc pas de sacrifier ceux qui subsistent encore près de Montpellier et, en particulier, à Teyran. Tirons en la conclusion que l’on veut…

 

 

* et ceci s’ajoute à la zone occupée par le paint ball ! Quoi d’autre ensuite ?

 

 

 

 

COPIE DE LA LETTRE DE TNV AUX CONSEILLERS MUNICIPAUX de mai 2009

 

 

 

 

Monsieur le Maire de Teyran,

Messieurs les conseillers municipaux,

 

Nous venons de découvrir sur le site de la municipalité la description du projet de création d’un parc de singes magots à Teyran. Nous avons incidemment appris aussi que ce projet est à l’ordre du jour du conseil municipal du lundi 25 mai prochain.

En l’état actuel de notre connaissance de ce dossier je dois vous signaler que presque tous les membres de TNV que j’ai pu contacter sont opposés à cette initiative. Je retranscris ci-après les points qui posent problème.

 

Sur le fond :

 

1-Bien sûr nous avons pris conscience du problème que pose la survie de ces animaux,en voie de disparition probable. Mais il est clair pour tous que les zoos ne sont pas des solutions durables à la disparition des animaux sauvages, tout au plus servent-t-il a différer le problème. La vraie solution pour ces magots est de promouvoir une réintroduction dans leur biotope d’origine : le Maroc. Or il existe des associations transnationales qui oeuvrent pour cette cause précise. Si l’on veut préserver les magots, il nous semble que la meilleure solution est de s’associer à l’action de ces associations.

     

2-La zone prévue pour établir ce zoo à Teyran est la zone ND (zone naturelle à protéger dans le POS) sur la colline en limite de commune Teyran-Castries. Cette zone a été reboisée après un incendie il y a une trentaine d’année. Ce reboisement a été une réussite et a créé là probablement la zone la plus intéressante de Teyran du point de vue paysager. On aurait pu espérer qu’après trente ans de patience les teyrannais aurait pu enfin profiter librement de ce lieu de nature et d’espace : ce ne sera plus le cas si ce zoo se fait. On pourrait arguer du fait que ce zoo n’occupera qu’un quart de la zone : il est bien clair que sa zone d’impact sera bien plus grande, non seulement par la présence des autos, des visiteurs, des animaux mais aussi parce qu’il deviendra difficile de se sentir en pleine nature dans toute la zone avec de telles activités dans les environs.

 

3-Le stationnement pour les autos particulières et l’entrée principale sont prévus au dessus du club cynophile (sur l’itinéraire traditionnel du semi-marathon de Teyran). C’est l’endroit où l’impact environnemental est le pire car il est vraiment au coeur de la zone reboisée. L’itinéraire du semi-marathon deviendra donc un chemin pour les automobiles. Or ce n’est actuellement qu’un chemin fréquenté par les piétons, chevaux et VTT ! Je rappelle que c’est une partie du Chemin de randonnée de la Fontanarride répertorié au Plan Départemental des Itinéraires de Randonnée. A ce titre il est balisé et entretenu par les services départementaux. En faire une entrée de parking est juridiquement en contradiction avec les prescriptions légales des zones ND pour lesquelles « Aucune opération ne peut prendre accès sur les pistes cyclables, les pistes de défense de la forêt contre l’incendie, les sentiers touristiques »

 

4-Cette zone vient discrètement de subir ce qui nous paraît être une agression irréversible : le conseil municipal du 26 mars a voté la location d’une autre partie de cette zone ND à un club de paint ball. Résultat visible depuis peu : une clôture métallique hideuse sur 200m le long de l’itinéraire du semi-marathon au dessus du club cynophile (cette clôture aurait pu être établie en retrait du chemin pour être le moins visible possible).

Si le zoo se fait nous aurons deux clôtures : l’une à droite l’autre à gauche, pas idéal pour le sentiment d’espace et de liberté !

 

5-Deux contre-vérités dans le dossier de présentation de l’opération : d’abord vu la configuration de la végétation du côté zoo (opposé au côté paint ball) il est impossible qu’une clôture, même implantée en retrait, soit invisible du chemin, ensuite il est impossible d’établir l’aire de stationnement sans faire du terrassement.

 

 

Sur la forme :

 

Vu ses diverses implications environnementales, cette opération aurait dû être soumise à une consultation publique (enquête publique, référendum ?). A tout le moins on aurait dû l’expliquer en réunion publique avant de la voter en conseil municipal juste après l’avoir trop discrètement annoncée.

En tant qu’association agrée en préfecture pour les problèmes environnementaux et de cadre de vie à Teyran, TNV aurait du être associée à la mise au point de cette opération.

On ne connait pas l’avis de la commission Environnement et Développement Durable de la municipalité (qui a dû statuer sur ce dossier). Pourquoi TNV n’a pas été invitée aux travaux de cette commission ?

 

Conclusion :

 

Nous pensons qu’il serait important de différer quelque peu le déclenchement de cette opération, elle mérite d’être mieux étudiée.

 

 

Avec mes meilleurs sentiments,

 

 

 

 

 

 

 

Le président de TNV : JP DUFOUR

 

 

 


 

 

 

 

QUELQUES REACTIONS DE TEYRANNAIS À L’IMPLANTATION D’UN PARC DE SINGES en juin 2009


Nous reproduisons ci-après quelques extraits de courriels que TNV a reçus. L’expression « la lettre » fait référence à la lettre aux conseillers municipaux ci-dessus.


Je trouve que la lettre est très bien et qu’elle aborde les points essentiels :
1-
la protection des magots – j’ai toujours considéré cet argument comme d’une grande naïveté, à moins que ce soit de l’hypocrisie
2 –
le reboisement – j’ai du mal à imaginer qu’une zone reboisée à grands frais avec diverses espèces végétales puisse être privatisée et soumise à des dégradations par les singes et les divers aménagements (parkings, etc.) ; sans compter que pour que les singes puissent être vus, ils seront probablement obligés d’éclaircir discrètement ; je vois mal l’ONF ou les services de l’environnement autoriser un tel gâchis et donner leur accord au porteur du projet,
3 –
zone ND – j’ai du mal à imaginer qu’un aménagement de ce type n’entraine pas un déclassement de la zone ND, ce qui prend du temps et nécessite de nombreuses consultations,
4 –
environnement – chemin de randonnée, risques d’incendie à cause de la fréquentation, plantations
5 –
consultations – indispensables
La conclusion me parait en retrait par rapport à tous les arguments avancés, mais n’étant pas coutumier de ce genre de lettre, je ne sais pas s’il faut être plutôt ferme, ou plutôt trop poli ???
Je considère aussi qu’il faut s’opposer à cette opération « dégradante », qui n’apportera pas grand chose à Teyran ; j’ai d’ailleurs du mal à imaginer qu’un simple accord du conseil municipal puisse être suffisant, et si oui je trouve que c’est plutôt très inquiétant.

C’est vraiment n’importe quoi.
…. Louer un terrain pour le paint ball c’est con mais réversible. Vendre un terrain pour les singes c’est con et moins réversible. A-t-on une idée de l’impact que cette activité va avoir? La fréquentation ? Pas seulement des voitures particulières mais aussi des cars scolaires et du 3ème âge. Des camions pour livrer le matériel, la nourriture, il faut de l’eau potable et de l’assainissement si on reçoit du public …
Je suis vraiment étonné que l’on puisse implanter un zoo n’importe où sans autorisation non seulement au titre du PLU mais j’imagine que la DSV doit avoir son mot à dire (Direction des services vétérinaires).
Décidément dès qu’il reste un coin de nature en secteur peri-urbain, les projets fleurissent comme coquelicots dans un champ de blé. Alors qu’il faudrait savoir faire la part de ce qu’on aménage et de ce qu’on laisse libre pour respirer.

 

 

 

Bravo ! la lettre envisage tous les aspects de cette entreprise… .


 

 

La lettre est pondérée, nette et pleines d’arguments intéressants.
Le paint-ball est aussi source de grande pollution : on est en train en Allemagne de revenir sur le sujet !

 

Soit il s’agit d’un petit zoo du type XIX-ème siècle et c’est regrettable pour les singes et pour nous ; soit c’est pour la sauvegarde de l’espèce et un village de 4500 habitants, en France, ne me parait pas le meilleur choix, à moins que ce soit le Lunaret qui drive l’opération et qu’il juge que Teyran soit le site qui lui convient le mieux.

 

 

Je ferai remarquer que ce projet de Paintball me semble peu éducatif : Je trouve la lettre explicite et très raisonnable. .


La lettre me parait bien argumentée.


Le texte est clair et mesuré…l’absence de projets programmés par notre … édile lui permet de faire n’importe quoi, n’importe où. Ceci engendre une urbanisation du village complètement anarchique.


Cette lettre me parait très correcte, sans virulence, bien documentée. Elle ne ressemble pas à une lettre « politique » d’opposition systématique. Ensuite, il faut voir ce que chacun présente comme argument et peser le pour et le contre. Personnellement je ne connais pas bien le projet…


Je ne suis pas spécialiste, mais il me semble que tout est dit dans la lettre. Elle est courtoise, précise et déterminée quant aux intentions de TNV sur ces sujets.


… 8 remarques pour moi :

Vous ne parlez pas de l’aspect économique et financier de l’opération : loyer, bail, durée …

Vous ne dites rien des garanties juridiques et du sérieux du « locataire »

Qui paye les travaux ?

Des singes, ça grimpe aux arbres : Hauteur de la clôture ?

Faut-il des précautions sanitaires ?

Comme d’autres élevages ne faut-il pas une enquête « Commodo et Incommodo » ?

N’as t-on pas besoin de l’accord de la ou des communes limitrophes ?

A noter quand même que le projet a été évoqué en réunion publique au sujet

du PLU

Le POS autorise t-il la construction des bâtiments nécessaires ?


A mon avis ce peut être une bonne opération, mais ça peut aussi être une des pires.


… autres arguments : je suis une grande marcheuse et j’aimais aller vers Assas en coupant au niveau de l’itinéraire qui passe vers l’observatoire des pompiers, depuis la location du terrain aux taureaux de Vellas, impossible de passer sans faire un immense détour… et maintenant les singes de l’autre côté c invraisemblable… quels avantages économiques (créations d’emplois) cela va-t-il amener au village ?


...En plus il y a des tulipes sauvages (espère rare à protéger) au dessus des cynophiles … une croix templière qui doit être répertoriée aux monuments historiques.


Pour ma part rien à redire. Le fait d’annoncer dans le cadre du PLU un projet qui est apparemment ficelé est en soi une preuve de rouerie malsaine.


J’ai assisté à la présentation du PLU. Il me semble que le maire a précisé que les surfaces dévolues aux « singeries » resteraient propriété de la commune avec un bail amphithéotique (99 ans), que la zone ne serait pas bitumée et qu’en cas d’échec commercial, la zone serait remise en état (comme pour la carrière ??)


J’ai lu avec intérêt l’annonce sur la création d’un parc animalier à Teyran. Entre l’intention et la réalisation, il y a une multitude de procédures administratives qu’il faudra bien que les promoteurs suivent, même s’ils ont le soutien de la municipalité. En voici une liste approximative :

– autorisation d’installation classée pour la protection de l’environnement

(ICPE), ce qui implique une étude d’impact, une étude de danger et

certainement une enquête publique

– permis de construire pour les bâtiments, ce qui implique que la zone soit

constructible dans le PLU

– permis de clôturer surtout s’il s’agit d’un espace naturel (on l’oublie

souvent)

– autorisation de la Direction Départementale des Services Vétérinaires

(DSV) pour les aspects sanitaires

  • etc.

Il faut avoir soit beaucoup d’appui politique, soit une foi inébranlable pour se lancer dans une telle aventure. Je ne parle pas de l’aspect financier qui me parait très aléatoire, quant on a à quelques km un zoo superbe avec une entrée gratuite. Quant à tous les autres projets (paint ball…), que vous évoquez, ils doivent bien apparaître dans le projet de PLU sous forme de « zone touristique, de loisirs… » ou autres . Sans quoi, il n’est pas possible de développer une activité commerciale de loisirs, sur un terrain public, naturel ou boisé et surtout clôturé. Je suppose que quelques personnes de la DDE et de la DIREN seront à l’écoute de TNV pour mieux préciser le cadre réglementaire de ces activités.


…si vos informations sont justes, rien de tout cela ne paraît acceptable. Cela se ferait donc sans aucune publicité alors que les conséquences … sont quand même majeures pour le village et qu’on peut penser raisonnablement que de nombreuses personnes n’y seraient pas favorables. C’est du ni vu ni connu.

Il faut faire du porte à porte pour faire signer une pétition (sortie des écoles etc…) comme … pour le LIEN.


J’ai bien reçu votre journal. Je pense qu’un parc animalier réserve de magots mobilisant 12 hect- (selon le site du village) est un impact qui coûtera. Qui paiera? Si le nombre de visiteurs est aussi important que celui annoncé le nombre de voitures sera impressionnant (pollution, difficulté de circulation, etc..). N’y-a-t-il pas d’autres projets? Au moins penser à regoudronner des trottoirs, ou faire du social. Par ailleurs, protéger des magots dont les pays d’origine n’en ont rien à faire…je m’interroge. Pour un tel projet, il me semble que la population aurait pu être consultée…


Je viens de parcourir l’éditorial TNV de juin. Je suis horrifié des projets de la municipalité concernant le lieu choisi pour l’implantation d’un parc (quel que soit le thème), ainsi que celui déjà dévolu au « paint ball » – dont j’ai pu constater depuis plus de trois semaines les dommages. Je suis certainement coupable de ne lire, comme information, que « Le Journal de Teyran » où , sauf erreur, je n’ai jamais rien lu sur ces deux projets. Notre proche garrigue est de plus en plus squattée, car l’association des chasseurs formalise également des enclos pour lapins (un nouveau vient d’être clôturé). STOP ! Cela suffit. Qu’envisagez-vous pour nous opposer à ces projets ? Une pétition ?

 

 

 

 

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