Pollution lumineuse

Extinction nocturne à Teyran pendant le confinement

En mai 2017, Teyran Nature Village organisait une soirée « Pollution lumineuse et biodiversité ». 3 ans après, à l’heure du confinement mis en place par le gouvernement pour limiter la propagation du COVID-19, la commune de Teyran a décidé d’instaurer une extinction nocturne sur la commune de 23h à 5h (sauf principaux axes). TNV soutient cette action et demande à la Mairie de la prolonger au-delà du confinement, de la pérenniser pour le bien-être des habitants et de la biodiversité.
Voici un extrait du courrier déposé à la Mairie :

 » Dans le cadre du confinement pour limiter la propagation du COVID-19, vous avez pris une excellente initiative par la mise en place d’une extinction nocturne de 23h à 5h du matin dans certaines zones du village. L’association Teyran Nature Village soutient cette initiative et propose de la faire perdurer dans le temps.

En effet, il est désormais bien connu que la pollution lumineuse a des effets négatifs :

  • sur la biodiversité : insectes, oiseaux et mammifères (notamment les chauves-souris) sont perturbés dans leurs rythmes biologiques qui sont fortement liés aux niveaux et variations de luminosité au cours des jours et des saisons. Ainsi, des apports de lumière qui n’auraient pas lieu d’être engendrent des dysfonctionnements dans leurs comportements, en réduisant leur efficacité dans l’alimentation, la reproduction ou encore la fuite de prédateurs, menaçant à terme leur survie.
  • sur la santé humaine.

Au niveau réglementaire, l’arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses traduit ces enjeux en apportant des avancées notables sur de nombreux points : horaires d’allumage et d’extinction, proportion de lumière, limitation des températures de couleur,… Il précise les règles à appliquer sur certains types d’espaces publics, tels que les parcs et jardins, équipements sportifs, bâtiments non résidentiels, parcs de stationnement, chantiers ou encore espaces protégés au titre du code de l’environnement.

Plus de 10 000 communes françaises ont mis en place depuis plusieurs années des extinctions nocturnes au regard de ces enjeux (source : ANPCEN). Par exemple, la commune de Prades-le-Lez a mis en place une extinction de 80% de ses lampadaires depuis 2015 de 23h à 5h du matin. Seuls le centre et les deux grands axes traversant la commune restent éclairés. Cette mesure permet une économie annuelle de 10 à 15 000 euros à la commune, et les statistiques liées aux cambriolages n’ont pas augmenté[1]. Suite à un échange téléphonique cette semaine avec une personne de la mairie, ils n’ont pas eu de retours négatifs de la part d’habitants sur cette mesure. Celle-ci, comme vous l’avez souligné dans le message que vous avez fait distribuer aux citoyens, en plus d’être « vertueuse pour l’environnement » est également « source d’économie » appréciable, surtout pour la période difficile qui nous attend. Pour ces raisons, nous pensons que poursuivre l’extinction partielle de l’éclairage public de la commune serait une décision forte et très positive pour Teyran, tant pour ses habitants que pour sa biodiversité. « 


[1] Source : Reportage « Prades-le-lez lutte contre la pollution lumineuse » de Via Occitanie du 15/10/2017 – https://viaoccitanie.tv/prades-le-lez-lutte-contre-la-pollution-lumineuse/


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