Elaboration du PLU de Teyran

LE PLU DE TEYRAN

L’enquête publique concernant le PLU de Teyran est close depuis le 17 juin.  La commissaire enquêtrice a rendu son rapport en juillet.  Comme c’est presque toujours le cas pour ces enquêtes, elle a donné un rapport plutôt favorable avec des propositions de modifications.

Concernant la zone NC (zone avec possibilité de carrière) : TNV avait fait remarquer à l’enquêtrice  que, alors que le projet de zone NC était abandonné pour cette enquête, l’éditorial du maire du mois de juin annonçait qu’il serait relancé dès que possible. Elle  a demandé que cet éditorial soit joint au cahier d’enquête et a imposé au maire de s’engager à renoncer définitivement à cette zone NC.

Concernant la zone NL (zone de loisir destinée à accueillir  le parc de singes) : la commissaire enquêtrice signale dans son rapport que, grâce à TNV, elle s’était rendu compte qu’il y avait une grossière erreur dans le projet de PLU. La zone NL prévue ne recouvrait pas la zone prévue pour le parc de singes : il manquait près de 8 hectares, presque la moitié ! Elle ajoute dans son rapport que cette erreur pourrait justifier un report de la procédure !

Malgré cela la majorité municipale est passée en force. Le conseil municipal de fin juillet a adopté, à la majorité relative, une nouvelle version du PLU  : en particulier on a augmenté la zone NL des, à peu près, 8 hectares oubliés vers le nord tout en diminuant l’ancien tracé de près de 4 hectares. Au total la nouvelle zone NL a près de 4 hectare de plus que l’ancienne. On constate aussi que la longueur nord-sud de cette zone a été doublée (tandis que la largeur a été légèrement réduite) : nous pensons que cela double la zone d’impact du possible parc de singes. Les personnes qui sont venues consulter les plans affichés en mairie lors de l’enquête publique n’ont pu voir que l’ancien tracé de la zone NL ; elles ont donc été induites en erreur concernant l’impact véritable du parc de singes. De cette façon nous pensons que l’enquête publique a été faussée.

Un autre problème nous paraît encore plus grave. La manipulation qui a consisté à annoncer une zone NC puis de se rétracter juste avant l’enquête publique a eu le résultat de faire disparaître le classement en zone boisée classée de près de 30 hectares ! Cela est en soi très grave et complètement inhabituel dans ce genre de dossier. De plus la façon dont l’enquête publique s’est déroulée a fait que cette disparition est passée inaperçue pour la plupart des teyrannais, y compris pour TNV : en effet le plan du projet de PLU affiché à cette enquête a toujours été l’ancien, celui qui mentionnait « zone NC » (un post-it renvoyait à un texte pas clair et difficile à retrouver dans l’énorme dossier). Là encore nous pensons que l’enquête publique a été faussée.

Pour information nous reproduisons ci-après l’ancien plan du PLU : le seul que l’on avait sous les yeux à l’enquête publique. Nous y avons juste ajouté l’emplacement prévu pour le parc de singes dans sa dernière version : lors de l’enquête publique il n’apparaissait que la zone NL qui s’arrêtait entre le « de » et le « singes. » On peut consulter le nouveau plan sur le site de la mairie.


La suite de cette  page contient quelques remarques de TNV émises lors de l’élaboration du projet de PLU en 2009 et 2010.

Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui doit remplacer le POS (Plan d’Occupation du Sol) de Teyran est en cours d’élaboration.  Après le « pré-diagnostic »  qui avait été établi ce printemps 2009, la mairie a présenté le projet de zonage le 24 septembre dernier. On trouvera ci-après la réaction de TNV au prédiagnostic (consignée dans le cahier déposé en mairie)  et les commentaires de Jean Paul Dufour après la réunion du 24 septembre 2009.

Pré-diagnostic du PLU ; avis de TNV.

1- Zones boisées :

Lorsque l’on observe Teyran de loin on remarque une ceinture boisée autour de la colline : il faut protéger et développer au maximum cette belle caractéristique du village.

Les zones boisées au nord, nord-est et nord-ouest doivent être préservées impérativement.

Sur ces zones (et peut-être aussi sur tout le territoire communal) il serait bon de procéder à une évaluation environnementale qui devrait mettre en évidence les richesses faunistiques et floristiques

de Teyran.

2- Mettre en valeur les berges et la ripisylve de nos ruisseaux (Salaison et Massillan) qui, comme le dit le pre-diagnostic, donnent l’impression «d’être peu ou pas entretenues, avec végétation envahissante et disparition des (traces de) sentiers»… «ce qui montre que ces rivières ne sont pas intégrées au sein du territoire communal.»

3- Elaborer le PLU en ayant en tête les remarques : «l’urbanisation récente (de Teyran) ne crée pas d’urbanité, le tissu urbain est lâche et les constructions sont implantées sans cohérence ni continuité dans les couleurs, les matériaux et les proportions…» ou encore «aucune réflexion n’a été portée sur l’espace public, sur les connexions interquartiers et avec le centre ancien. On aboutit à un chapelet de noyaux urbanisés sans lien direct entre eux…avec un début de mitage».

Ces remarques doivent clairement guider la réflexion et non pas les souhaits de tel ou tel propriétaire désirant rendre son terrain constructible.


Pour TNV (Teyran Nature et Village)


REUNION PLU (Plan Local d’Urbanisme) DU 24 SEPTEMBRE 09

Le technicien du cabinet d’étude requis pour les études techniques a présenté le zonage prévu pour ce projet de PLU. Les contraintes majeures : 5000 habitants en 2020 et une densification des zones construites (plus de zones où l’on imposerait, comme dans le POS actuel, 2000m² et plus pour pouvoir construire). Il me semble que cela amène à un projet pas trop délirant en ce qui concerne les nouvelles zones constructibles (pour un avis plus affuté il faudra attendre que les cartes soient sur le site de la mairie).

L’ancienne carrière, en cours de comblement, est prévue comme «zone de loisir» : elle devrait devenir un arboretum (comme le demande TNV depuis longtemps). A la vitesse où va le comblement actuellement, ça risque d’être long.

Ce projet confirme le Royaume des Singes sur, rappelons le, la plus belle zone boisée de Teyran.

Pour moi le point le plus inquiétant de ce projet : une grande zone au nord de Teyran (du Plan d’Ailas au LIEN) a été classée NC, ce qui veut dire Naturelle mais avec possibilité de nouvelle Carrière.

Les justifications du maire : 1- La communauté de communes du Pic St Loup (dont nous faisons partie) a besoin de prévoir une carrière près de Montpellier, 2 – Lorsque le comblement de l’ancienne par des déchets «inertes» sera achevé la commune perdra un revenu de l’ordre de 300000€ par an ; une nouvelle carrière permettrait de remplacer cet apport financier. Il a insisté sur le fait que l’on n’ouvrirait pas cette carrière avant longtemps et que, de toutes façons, il y a encore beaucoup de formalités à régler avant que cela ne soit possible.

J’ai pris la parole pour faire remarquer que, vu le manque actuel de carrières (à peu près aucune commune ne veut de carrière sur son territoire), celle ci, qui n’est présentée que comme «possible,» est en fait «sûre.» Si le PLU est établi tel quel, nous aurons très vite deux gros trous à Teyran : l’ancienne carrière (qui ne sera jamais comblée complètement, et de loin) et la nouvelle.

J’ai aussi fait remarquer que le site prévu pour cette nouvelle carrière aurait pu convenir pour le Royaume des Singes, épargnant ainsi notre plus bel espace boisé. Autre remarque : la communauté de communes du Pic St Loup ne manque pas d’espaces naturels et donc n’a pas de scrupules à sacrifier ceux qui sont proches de Montpellier. Là j’ai obtenu une réponse cinglante du maire qui m’a rétorqué que cette communauté de communes ne faisait rien sans l’accord des maires concernés.

Ne voulant pas envenimer inutilement le débat, je n’ai pas ajouté que je me demandais s’il en aurait été de même si nous avions été dans l’Agglomération de Montpellier où les espaces naturels sont plus rares…

Jean Paul Dufour

Depuis TNV a distribué dans toutes les boites aux lettres de Teyran un texte dont l’un des buts est d’informer les teyrannais sur cette possibilité de nouvelle carrière (le maire se gardant bien jusqu’à récemment d’en parler dans le Journal de Teyran) et l’autre est de proposer de signer une pétition refusant cette zone NC. On peut signer cette pétition electroniquement : voir la page « pétition » de ce site.

Réaction désobligeante de notre maire dans le Journal de Teyran de janvier 2010 : tout en tentant de discréditer maladroitement la sincérité de TNV elle ne fait que donner plus de crédit à nos inquiétudes. Elle a même provoqué la signature de la pétition par certains teyrannais qui étaient jusqu’alors hésitants à la signer !

Dans cette affaire TNV pense avoir fait son devoir de « veille environnementale » ; il nous semble que, comme pour la lutte contre le dépot de déchêts ultimes dans notre ancienne carrière, ce serait à une association spécifique de prendre maintenant les choses en mains pour faire en sorte que cette Zone NC ne passe pas lors de la future enquète publique.

DERNIERS EVENEMENTS  :

Dans le Journal de Teyran d’avril 2010  Hervé Arnold, premier adjoint au maire,  souhaite la création d’une nouvelle carrière avant la fin de sa mandature. Cela confirme les craintes exprimées par Jean Paul Dufour plus haut quant à l’imminence de la nouvelle carrière si le PLU est accepté tel que proposé.

La soirée « Espaces Naturels de Teyran », organisée par TNV le 26 mars 2010, a mis en évidence le désarroi de beaucoup de teyrannais, en ce qui concerne l’évolution des zones naturelles de Teyran. On peut trouver un compte-rendu succinct de cette soirée dans le blog de Midi-Libre, dont le lien figure en haut et à droite de cette page. On y a décidé de relancer une nouvelle pétition à la fois contre la localisation du parc de singes et la carrière. Vous trouverez ci-après un argumentaire détaillé concernant cette nouvelle pétition (voir aussi le numéro spécial du Journal Papier de TNV de 2010 à la page Le journal « papier » de TNV .

SI LE PROJET PLU (Plan Local d’Urbanisme) EST ACCEPTE TEL QUEL

UN CINQUIEME DES ESPACES NATURELS DE TEYRAN RISQUE DE DISPARAITRE !

La carte de Teyran laisse apparaître un croissant boisé qui va de l’ancienne carrière à l’ouest jusqu’à la colline entre Teyran et Castries à l’ouest, en passant par le Plan d’Ailas au nord. Il suit les limites de la commune avec ses voisines : Assas, Guzargues et Castries. Cette zone naturelle est, pour le moment, ouverte à tous et est parcourue par de nombreux sentiers de VTT ou de randonnée à pied. Il y passe le chemin départemental  Réseau Vert  qui traverse l’Hérault d’ouest en est. Elle est le siège du Chemin de la Fontanaride, créé par TNV, et qui est répertorié au Plan Départemental des Chemins de Petite Randonnée de l’Hérault ; à ce titre il est balisé et entretenu par le Conseil Général. Un chemin plus important y a aussi été tracé par TNV ; il est baptisé Itinéraire des 2 Ponts (voir site tnv.fr) Cette zone n’est interrompue que par la route de Teyran à Montaud au nord. Elle a été l’objet de deux reboisements, l’un au début des années 80 et l’autre à la suite de l’incendie de 1989 qui avait touché le nord et l’est. En particulier on peut considérer que le reboisement de 1980 a créé, sur la partie est, un magnifique espace boisé, peut-être le plus réussi au voisinage de Montpellier.

Lors de la création du POS la municipalité d’alors avait insisté sur la nécessité de protéger cette zone à vie, c’était la Ceinture Verte  de Teyran.

La première atteinte grave et irréversible fut la construction du LIEN, voie rapide qui doit joindre Vendargues à l’autoroute A75 : cela a détruit une partie de la Ceinture Verte et créé une coupure difficilement franchissable au milieu du grand espace naturel, et accessible à tous, qui allait de Teyran à Castries. Un grand espace de liberté a disparu là au milieu des années 90 !

Il nous reste à peu près 250 hectares de cette Ceinture Verte. Or le projet de PLU (voir site de la mairie de Teyran) prévoit deux opérations : 1- créer une zone NL (zone de loisirs de plein air) dans l’extrémité sud-est de la Ceinture Verte ; 2- créer une zone NC (zone avec possibilité de carrière) au nord, près du LIEN. La zone NL occupe approximativement 12 ha de la Ceinture Verte : elle est destinée à permettre la création de l’aire de loisir attenante au parc de singes que projette la municipalité. Il faut ajouter que le parc de singes lui-même et son aire technique vont utiliser 6 ha supplémentaires (voir les plans sur le site de la mairie). La zone NC occupe 36 ha. Ainsi la municipalité compte sacrifier plus d’une cinquantaine d’hectares de la Ceinture Verte.

1- NOUS NE VOULONS PAS DE PARC DE SINGES DANS LE PLUS BEL ESPACE BOISE DE TEYRAN

Parce que

a- C’est la zone de Teyran où les reboisements des années 80 ont été les plus réussis : la végétation doit y être strictement respectée et l’accès des promeneurs doit rester libre.

On entend dans la bouche de notre maire qu’il n’a jamais vu personne se promener là : allez vérifier par vous même que son opinion n’est pas la bonne et de loin.

b- Les singes magots vont non seulement détruire le sous-bois mais, comme cela s’est produit dans des parcs analogues, ils risquent de s’attaquer aussi aux grands arbres.

Il est bien connu que les singes magots ont tendance à manger l’écorce des arbres, ce qui finit par les faire mourir. Cela vaut pour les sous-bois comme pour les grands arbres. C’est même la raison principale qui fait que, non seulement la plupart des paysans marocains ne veulent plus de ces animaux chez eux (c’est pourtant leur habitat naturel), mais c’est encore vrai pour certains naturalistes du Maroc (voir les sites internet marocains où l’on parle de ces singes). D’ailleurs il suffit de visiter le parc des singes magots au zoo de Montpellier pour se convaincre de ce problème. Il semble que ce soit aussi un problème pour les deux autres parcs consacrés à ces singes en France : la Montagne des Singes dans les Vosges et la Forêt des Singes de Rocamadour.

c- Dans l’aire de loisir attenante, il est prévu un déboisage pour l’implantation de jeux.

La lecture du dossier de ce parc de singes, que l’on peut trouver sur le site de la mairie, affirme qu’une des motivations principales de ce projet est la sauvegarde de cette race de singes. Notre contact avec les promoteurs nous laisse penser que c’est la rentabilité financière qui est la contrainte principale et que la sauvegarde de la race ne peut être qu’un corollaire possible. Le zoo de Montpellier offrant gratuitement un très grand enclos de ces singes, il faut assurer d’autres centres d’intérêt que ces singes eux-mêmes. Il est donc prévu une aire de jeux et loisirs aussi grande que l’enclos des animaux : jeux gonflables, parcours à thème, restauration, magasin de produits dérivés…. On peut donc craindre un équipement important de cette zone : d’où craintes pour la végétation, actuellement très dense.

Bien sûr le dossier annonce que l’on prendra beaucoup de précautions pour respecter la végétation. L’exemple du paint-ball voisin laisse malheureusement présager un massacre. Nous invitons les teyrannais, qui ne l’auraient pas fait, à donner un coup d’oeil aux dégâts que peut faire une aire de loisir dans cette zone : il suffit de longer le paint-ball par le chemin du semi-marathon, à mi-pente sur la colline entre Teyran et Castries.

Notre maire prétend que ce projet de parc de singes est un projet de Développement Durable ; nous pensons que c’est un magnifique exemple des multiples usages abusifs de cette expression.

d- Les 200000 visiteurs attendus par an vont engendrer une circulation automobile incompatible avec la préservation de ce milieu (et la tranquillité du village).

Dans le dossier de ce parc on espère arriver à 200000 visiteurs par an. Si ce parc fonctionne comme les parcs analogues de Rocamadour et des Vosges, il ne devrait être ouvert qu’une partie de l’année, presque tous les jours à la bonne saison mais uniquement les week-ends et mercredis le reste du temps. Cela pourrait amener à plus de 10000 visiteurs pour certains week-ends à météo favorable : 3000 automobiles ! Difficile à imaginer.

2- NOUS NE VOULONS PAS DE NOUVELLE CARRIERE A TEYRAN

Parce que

a- Les teyrannais ont déjà subi les nuisances de l’ancienne carrière : poussière, bruit, camions et décharge potentielle.

Toute la partie ouest de Teyran a été recouverte d’une poussière blanche tenace pendant toute la période d’exploitation. On a subi les bruits des tirs de mine et les passages de camions…. L’exploitation arrêtée, cette carrière est devenue une décharge de déchets dits inertes. A plusieurs reprises TNV a signalé que le contrôle de l’innocuité de ces déchets posait problème : nous détenons une série de photos prouvant que l’on a mis quelques fois n’importe quoi dans cette décharge. On nous assure que les choses se sont améliorées depuis quelques années ; il reste qu’il n’est pas évident de vérifier sérieusement les contenus des multiples camions de gravats qui sont vidés là tous les jours. Conséquence à laquelle on a échappé de peu : lorsque le préfet a dû se prononcer pour les sites possibles de dépôts de déchets ultimes de l’agglomération de Montpellier, on a naturellement pensé à la décharge de Teyran. Quoi que l’on dise, le risque existe encore….

b- Le village serait sous le vent dominant d’une carrière qui s’ouvrirait au nord de Teyran

Si la nouvelle carrière s’ouvre, le quartier de La Boissière, à quelques centaines de mètres, va expérimenter la poussière blanche et le bruit, surtout par vent de nord. A titre d’exemple : les odeurs venant de l’ancienne carrière de la route de Montaud, encore plus au nord, sont déjà gênantes par vent fort.

c- Les seules communes de l’Hérault qui ont accepté deux carrières sont trois fois plus étendues que Teyran.

La superficie de la commune de Teyran approche les 10 km carrés, c’est une des plus petites de l’Hérault. D’après le dernier Schéma des Carrières de l’Hérault, le document préfectoral qui analyse les carrières du département, seules Gignac et Aniane ont accepté deux carrières mais leurs superficies sont d’environ 30 km carrés.

On ne peut nous reprocher une attitude NIMBY (Not In My Back Yard ou Pas Chez Moi -sous entendu – Chez les Autres) : nous avons déjà subi une première carrière, nous n’en voulons pas une deuxième sur notre trop petit territoire.

d- La réhabilitation potentielle de l’ancienne carrière ne se fera pas avant une dizaine d’années et son résultat est sujet à caution.

La mairie annonce que le comblement de notre ancienne carrière devrait durer huit ans. Ce n’est qu’après que commencera la réhabilitation en arboretum. Le temps que les arbres poussent…nous serons beaucoup à ne pas le voir réalisé. Quant à rêver d’une réhabilitation du type de celle du lac du Crès…c’est illusoire au moins à cause de la zone d’activité à l’entrée (et de la friche industrielle qui la jouxte).

Aux réunions publiques de présentation du projet de PLU notre maire laissait sous-entendre que l’ouverture effective d’une nouvelle carrière dans la zone NC ne se ferait pas avant que l’ancienne carrière ne soit comblée. C’est peu crédible car il apparaît, dans le schéma départemental des carrières cité plus haut, un manque de telles exploitations autour de Montpellier : aussitôt notre zone NC sera officialisée nous aurons des pressions pour y ouvrir une carrière. D’ailleurs, dans son interview pour le Journal de Teyran d’avril 2010, notre premier adjoint déclare souhaiter qu’une nouvelle carrière ouvre avant la fin de sa mandature.

e- L’intérêt économique à court terme ne peut être le seul moteur du développement.

Le seul argument qui pourrait tenir en faveur de cette carrière est le fait qu’elle pourrait rapporter de l’ordre de

300000 euros annuels à la commune. Rappelons que le budget global est de l’ordre de 6 millions d’euros. Vu les conditions géologiques de la zone il est probable que cette nouvelle carrière devra cesser son activité, elle aussi, au bout d’une dizaine d’années… deviendra-telle à son tour une décharge ? Pour quels types de déchets ? Quelles odeurs ?

Pour gagner une demi-année de son budget, Teyran aura deux gros trous sur son territoire et aura saccagé pour des milliers d’années son potentiel environnemental.

f- Si l’on tenait à tout prix à installer un parc de singes à Teyran, le meilleur endroit serait dans la zone prévue pour la nouvelle carrière.

En effet le boisement, beaucoup plus diffus, de cette zone permettrait une meilleure visibilité des animaux et rendrait plus facile l’installation des équipements annexes. L’accès par la LIEN serait facile et sans gros dégats ni pour les teyrannais ni pour le milieu.

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